Irina Mavrodin (1929-2012) – Poèmes | Traduction du roumain

24 mai 2012 § 4 Commentaires

© Blair Vaughn-Gruler

 

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Tristan Tzara – Înserează | Soir tombant | fac-similé et traduction du roumain | 1913

1 mars 2012 § 1 commentaire

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Soir tombant
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Virgil Mazilescu – „patru fără un sfert“ | «quatre heures moins le quart» | posthume

23 février 2012 § 1 commentaire

 

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Virgil Mazilescu | 1942-1984 |

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Nichita Stănescu – inedit : „Către Domnul Șora“ | 1982

6 février 2012 § Poster un commentaire

© Paul Klee | Humour macabre | 1919

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Când trupul plânge, noțiunea râde,
când capul cade retezat,
nu cade strict Maria de Stuart,
ci numai tronul Engliterei e pătat.

Deci zice-vom și noi cu filosoful
că unu și cu unu fac niciunul,
deci trage-vom și noi cu tunul
în toamna ce-o avea alunul
și niciodată nu vom trage
în fragedele frage
și nici în teiul ce-l păstrăm
pentru vreo spânzurare de vreun domn

la o adică

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Eugen Suciu – Bucuria anonimatului | 1979 | Traduction du roumain

9 janvier 2012 § Poster un commentaire

© Eugen Suciu par Orbán Anna-Mária | 2011

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LES CELLIERS OÙ L’ON RÉINVENTE

Recommencer
ce que jamais tu n’as pu commencer
entendre
la solitude gicler
le baiser jeter une passerelle
pour le chagrin
pollen éparpillé des cristaux
entendre les molosses
grandir tout à coup
– libérés de ces lettres menues
en bas de la page lorsque tu
voulais juste y inscrire l’année et le jour
caresser le poème
comme le crâne de ta bien-aimée
quand tu lui racontes
le voyage au pays de l’humilité
à bout de forces
oublier un instant ce que tu disais
sentir tes artères vides
tels les celliers où l’on réinvente
l’étrange créature – le cri

sentir
qu’il suffirait d’un seul papillon
pour t’effondrer

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© Mircia Dumitrescu | photo : Orbán Anna-Mária

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Benjamin Fondane – Autoportrait | «N’est-il rien qui pût nous apaiser?» | Autoportret | Nimic nu-i, oare, să ne-aducă alinare?“ | 1943

19 décembre 2011 § Poster un commentaire

© Luiza Palanciuc | série «Un homme parmi les autres» | 2008

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N’est-il rien qui pût nous apaiser?
un peu de neige aux lèvres des étoiles,
un peu de mort donnée en un baiser?

Moi-même dans tout ça – Qui donc – moi-même?
Fondane (Benjamin) Navigateur –
Il traverse à pied pays, poèmes,

le tourbillon énorme d’hommes morts
penchés sur leur journal. La fin du monde
le retrouva, assis, dans le vieux port * –
| jouant aux sorts * |.

Regarde-toi, Fondane Benjamin –
dans une glace. Les paupières lourdes.
Un homme parmi d’autres. Mort de faim.

                                         1943

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Silvia Baron Supervielle sur Benjamin Fondane

17 décembre 2011 § Poster un commentaire

© Andrés Cisilino Rubio | Dos pulsões, os tremores | 2010

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Dans un des volumes de Testimonios, qui sera bientôt édité en France, Victoria Ocampo raconte que pendant l’hiver 1929, à Paris, elle se rendit un jour chez Léon Chestov avec Ortega y Gasset. Un jeune homme entra avec eux dans l’ascenseur et son habillement attira son attention: il portait un béret sombre, une écharpe verte et des gants de la même couleur. Ils entrèrent chez Chestov qui le présenta: Benjamin Fondane, écrivain. Victoria, qui sympathisa avec lui, apprit qu’il était roumain et qu’il écrivait en français des poèmes et des essais. Quelques jours plus tard, elle l’invita à dîner dans son appartement de la rue d’Artois avec Drieu La Rochelle qu’elle venait également de connaître. Lors de ce dîner, selon son témoignage, les deux écrivains se querellèrent violemment…

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